Astrid Bromure est une jeune fille de bonne famille qui habite dans un manoir perché en haut d’une tour. Régulièrement abandonnée par ses parents Astrid passe tue le temps e compagnie du majordome et de la cuisinière de la famille. Une dent de lait prête à tomber va venir la libérer de son ennuie. Comme le veux la légende, la petite souris devrait échanger cette dent contre une petite pièce. Mais Astrid n’est pas né de la dernière pluie et remet en doute son existence. Échanger une dent contre une pièce n’a pas de sens ! Il s’agit là d’un mythe, et elle va le prouver en tendant un piège infaillible, quitte à dézinguer la petite souris. Mais rien ne va se passer comme prévu… Le piège créé pour attraper la souris durant la nuit ne va pas fonctionner. Le lendemain matin, Astrid retrouvera un tube de dentifrice à la place du morceau de parmesan servant d’appât. S’en suivra une enquête des plus surréaliste…
« Comme on accuse pas sans preuve, je vais attraper l’imposteur la main de le sac. »
Après avoir beaucoup travaillé avec Lewis Trondheim et collaboré sur plusieurs séries en tant que dessinateur, Fabrice Parme s’offre là son premier album en solo. Plein de légèreté et de jeu de mots celui-ci ravira les plus jeunes comme les grands enfants.
Astrid est un personnage complexe et attachant apparaissant tantôt comme une enfant pourrie gâtée, tantôt impertinente répondant du tac au tac comme une adulte. Bien que fomentant un plan diabolique, Astrid n’en reste pas moins une petite fille qui cherche a se faire des amis. Au delà d’une revisite rocambolesque de la fable de la petite souris on sent poindre une critique discrète mais efficace des publicitaires, de leurs méthodes et des problématiques d’endoctrinement, notamment des plus jeunes.
Le style de Fabrice Parme cadre parfaitement avec l’ambiance baroque et un peu désuet de cette maison bourgeoise. On se sent plonger dans l’âge d’or des cartoons américains à l’instar de Tom et Jerry. D’ailleurs l’auteur emprunte quelques un des codes de l’époque comme par exemple la petite souris sortant d’un trou dans une plinthe. Le dessin simple mais efficace est magnifiquement mis en valeur par la colorisation de Véronique Dreher qui use de larges aplats colorés mettant l’accent sur les personnages.
Ce premier opus des aventures d’Astrid Bromure laisse présager de belles suites. On regrettera malgré tout le faible nombre de pages, 30, bien que l’album soit vendu au tarif habituel des albums jeunesses petit format.
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