Quatrième de couverture
Mais qui sont "Les Rochester" ?
Biographie de l'auteur
Né le 7 juin 1949 à Ninove, Jean Dufaux apprend la grammaire du cinéma à l'Institut des Arts de Diffusion à Bruxelles. Durant un début de carrière de journaliste à CINÉ-PRESSE, il assouplit sa plume en écrivant des pièces pour enfants et des nouvelles pour diverses publications. La BD l'attire comme un aimant. Après quelques essais de scénariste pour Bruno Di Sano et Xavier Musquera, il se voit confier par Jean-Luc Vernal le destin du "Brelan de dames" que celui-ci a conçu pour Renaud à TINTIN. Nettement plus inspiré par les scénarios pour adultes ou grands adolescents, Dufaux va infléchir la carrière "tous publics" de son nouveau complice en l'amenant à créer "Jessica Blandy" pour Novedi, puis "Les Enfants de la Salamandre" et "Santiag". Maître du suspense et des cadrages, souvent inspiré par la littérature et le cinéma, Jean Dufaux se révèle une mine inépuisable de sujets audacieux pour les nombreux dessinateurs avec qui il collabore. Il devient ainsi scénariste de Griffo ("Beatifica Blues", "Samba-Bugatti", "Sade" et la saga best-seller de "Giacomo C." à partir de 1987), Xavier Musquera ("Melly Brown"), Édouard Aidans ("La Toile et la dague"), Éric ("Les Maîtres de la brume"), Eddy Paape ("Les Jardins de la peur"), Éric Joris ("Chelsy"), Jean-François Charles ("Fox"), Marc Malès ("La Mort du léopard"), Viviane Nicaise ("Sang de lune"), Grzegorz Roszinski ("La Complainte des landes perdues"), Martin Jamar ("Les Voleurs d'empire"), Hughes Labiano ("Dixie Road"), Philippe Delaby ("Murena"), Enrico Marini ("Rapaces"), etc. Un brillant palmarès pour un conteur toujours à la recherche de nouveaux talents pour illustrer ses univers personnels où de complexes constructions psychologiques mènent le plus souvent au drame. Aucune ambiance ne semble hors de sa portée et il se montrera aussi à l'aise dans le fantastique que dans le thriller noir, l'évocation historique ou l'aventure contemporaine. En marge du succès de "Jessica Blandy" dans la collection "Repérages", il a composé pour la collection "Aire Libre" et le dessinateur Griffo, au mieux de sa forme, une variation satanique sur la douce "Alice" de Lewis Caroll : "Monsieur Noir", un très grand récit fantastique aux multiples personnages surprenants.
Né de parents français à Lugano le 1er mai 1962, Philippe Wurm accomplit ses humanités à Bruxelles où le saisit le démon de la B.D. Il se mue très vite en chasseur d'autographes et s'essaie lui-même au dessin, marotte qui, sur le conseil de la précieuse rencontre d'un autre amateur de Neuvième Art, le jeune Thierry Tinlot, va l'amener à suivre pendant deux ans à partir de septembre 1978 les cours de bande dessinée donnés à Saint-Gilles par Eddy Paape, ainsi qu'à ceux de croquis assurés par le peintre Beauraing. Une année à La Cambre va ensuite compléter son bagage graphique. Il s'inscrit à vingt ans à l'enseignement de l'Académie des Beaux-Arts de Bruxelles, ce qui lui vaudra, en 1987, le Prix d'Excellence de la Ville de Bruxelles. Ses premiers essais sont néanmoins systématiquement refusés par les éditeurs belges et français. Il se console en pratiquant son hobby, le tennis, et découvre qu'il existe des périodiques spécialisés en ce domaine. Le Monde du Tennis présentera ainsi sa première oeuvre à raison de deux planches par mois de 1983 à 1985. Repérée par Didier Pasamonik, elle deviendra son premier album publié, La fabuleuse épopée du tennis, aux éditions Hachette en 1989. A partir de 1990, les portes de Spirou et de l'éphémère Tintin Reporter s'entrouvrent pour quelques gags et récits complets, mais c'est aux éditions Claude Lefrancq qu'il va placer ses premières réalisations plus ambitieuses : des versions graphiques de romans policiers célèbres. S'y succèdent ainsi "La Cassette rouge" en 1992 (scénario de Jean-Claude de la Royère basé sur le roman homonyme de Rex Stout), puis trois Maigret sur découpages d'Odile Raynaud ("Maigret et son mort", "Maigret tend un piège", "Maigret et la danseuse du Gai Moulin", de 1992 à 1994). La rencontre du scénariste Stephen Desberg dans un festival de BD parisien va le lancer dans un polar archéologique situé au coeur des années 20 et conçu au départ pour le mensuel À suivre . Après la disparition de ce support en 1997, cette série se verra publiée et poursuivie en album chez Casterman de 1998 à 1999 sous le titre générique "Le Cercle des sentinelles" ( "Les secrets de Karen", "Le lion ailé", "Bienvenue Mister Gandhi"). Philippe Wurm passera le relais à Henri Reculé pour le dernier épisode de cette quadrilogie ("Le chemin de Laurie"). Sa récente rencontre avec Jean Dufaux le lance en effet dans un tout autre sujet, à l'ambiance très british et teintée d'influences jacobsiennes, la saga des "Rochester" dont Casterman publiera les deux premiers tomes ("L'affaire Claudius" en 2001, puis Claudius ne répond plus en 2002) avant que Dupuis accueille cette saga fantastique moderne dans sa collection Repérages ("La liste Victoria")